Statistiques d’utilisation de Windows en 2026 : comprendre les vrais chiffres

Windows reste la plateforme centrale de l’informatique de bureau en 2026, mais les chiffres qui le démontrent sont souvent résumés trop vite. La dernière photographie mensuelle complète disponible à notre date de clôture éditoriale, le 4 août 2026, est celle de juin 2026. Statcounter y attribue à Windows 56,61 % du trafic web mondial mesuré sur ordinateur. C’est une avance considérable sur chaque système concurrent identifié, mais ce n’est pas un recensement de tous les PC installés dans le monde.

À l’intérieur de l’écosystème Windows, le basculement est désormais net : Windows 11 représente 69,92 % du trafic Windows de bureau observé dans le monde, contre 28,10 % pour Windows 10. Windows 11 est également majoritaire en Europe et dans chacun des cinq marchés étudiés ici — Espagne, Allemagne, France, Italie et Portugal. Pourtant, Windows 10 demeure suffisamment présent pour peser sur la compatibilité, la cybersécurité et les calendriers de renouvellement, alors même que son support standard a pris fin le 14 octobre 2025.

L’enjeu de ce guide n’est donc pas d’empiler des pourcentages. Il est de savoir ce qu’ils mesurent, ce qu’ils ne mesurent pas et comment les transformer en décisions raisonnables. Nous comparerons le trafic web général à l’enquête Steam, plus orientée vers les joueurs, avant d’aborder le cycle de vie de Windows 10, l’audit du parc, la migration, le choix du matériel et l’achat documenté de licences.

Bureau avec graphiques imprimés sur l’utilisation de Windows et matériel d’analyse statistique

Avant les résultats : que mesure réellement une « part de marché » ?

Un pourcentage affiché avec deux décimales donne une impression de précision absolue. La précision statistique ne dispense pourtant pas de définir l’unité mesurée. Statcounter explique que Global Stats agrège chaque mois les données de plus de cinq milliards de pages vues sur plus de 1,5 million de sites web. Le système d’exploitation signalé lors du chargement des pages est classé, puis les observations sont regroupées pour produire une part de trafic.

La méthode détaillée dans la FAQ méthodologique de Statcounter mesure donc une activité de navigation. Elle ne compte directement ni les personnes, ni les ordinateurs physiques, ni les postes sous contrat, ni les licences vendues. Un portable professionnel très utilisé peut produire des centaines d’observations, tandis qu’une machine de production isolée d’Internet, un automate ou un poste de laboratoire peut n’en produire aucune. Les ordinateurs partagés, les machines virtuelles, le masquage des identifiants techniques et le trafic non classé compliquent encore l’interprétation.

La formulation rigoureuse est ainsi : « En juin 2026, Windows a généré 56,61 % du trafic web mondial de bureau mesuré par Statcounter. » Dire que « 56,61 % de tous les ordinateurs du monde utilisent Windows » convertirait à tort une part de pages vues en inventaire du parc installé. De même, la répartition des versions Windows n’indique pas combien de licences Microsoft ont été vendues ni combien de machines uniques restent actives.

Cette réserve ne rend pas l’indicateur inutile. Un réseau de mesure vaste et suivi dans le temps montre très bien les tendances, les rapports de force et les écarts géographiques. Il devient particulièrement éclairant lorsqu’on le rapproche d’une seconde population, comme celle de Steam, ou des données internes d’une entreprise. L’erreur consiste moins à utiliser une statistique qu’à lui faire répondre à une question pour laquelle elle n’a pas été construite.

Pour prendre une décision, partez donc du panorama public, puis vérifiez-le à l’échelle du besoin réel. Un responsable informatique doit confronter ces courbes à son inventaire matériel, à son catalogue applicatif, aux contrats de support, aux périphériques, aux droits de licence et au niveau de risque accepté. La moyenne mondiale donne le contexte ; le parc local donne la réponse opérationnelle.

Part mondiale des systèmes d’exploitation de bureau en juin 2026

Dans la mesure mondiale des systèmes d’exploitation de bureau, Windows arrive en tête avec 56,61 % du trafic observé. La catégorie « Unknown » atteint 21,45 %, puis viennent OS X à 11,89 %, macOS à 4,48 %, Linux à 4,36 % et Chrome OS à 1,21 %. Statcounter sépare ici OS X et macOS ; nous conservons ces libellés au lieu de les fusionner silencieusement.

Système de bureauPart du trafic mondial
Windows56,61 %
Unknown21,45 %
OS X11,89 %
macOS4,48 %
Linux4,36 %
Chrome OS1,21 %

Le premier constat est robuste : Windows domine encore largement la navigation web sur ordinateur observée par cette source. Cette échelle continue d’alimenter un vaste écosystème de logiciels professionnels, de pilotes, d’outils d’administration et de compétences disponibles. Pour un éditeur ou une équipe d’assistance qui vise un public général, Windows reste une plateforme incontournable.

Le deuxième constat demande davantage de retenue. « Unknown » n’est pas un concurrent doté d’un produit et d’une stratégie : c’est du trafic que la mesure n’a pas attribué à l’une des catégories nommées. Sa taille, 21,45 %, rappelle qu’une classification web comporte une marge d’inconnu visible. Elle interdit notamment de traiter les cinq autres pourcentages comme un recensement exhaustif et parfait du matériel en circulation.

La séparation entre OS X et macOS mérite la même discipline. On pourrait être tenté de les additionner pour obtenir un chiffre Apple unique, mais ce serait modifier le tableau publié. Pour comparer une série dans le temps ou avec une autre source, il faut d’abord examiner les définitions et conserver des catégories cohérentes. Présenter fidèlement les étiquettes évite de donner une précision artificielle à une consolidation non documentée.

Enfin, la popularité générale ne choisit pas un système à votre place. Un studio créatif, un laboratoire Linux, une école équipée de Chrome OS ou un service dépendant d’une application Windows ont des contraintes très différentes. L’écosystème, la sécurité, la compatibilité, l’administration, les compétences et le coût total sur la durée comptent davantage qu’un classement mondial isolé.

Windows 11 est majoritaire, mais Windows 10 reste très présent

La transition la plus importante se déroule au sein même de Windows. La répartition mondiale des versions Windows de juin 2026 place Windows 11 à 69,92 % et Windows 10 à 28,10 %. Windows 7 conserve 1,67 %, devant Windows XP à 0,17 %, Windows 8.1 à 0,09 % et Windows 8 à 0,03 %. Là encore, il s’agit de parts du trafic Windows de bureau mesuré à partir de pages vues.

Part mondiale du trafic web par version de Windows en juin 2026
Version de WindowsPart mondiale du trafic Windows
Windows 1169,92 %
Windows 1028,10 %
Windows 71,67 %
Windows XP0,17 %
Windows 8.10,09 %
Windows 80,03 %

Avec près de sept pages vues Windows sur dix, Windows 11 n’est plus seulement la destination future des migrations : il est l’environnement majoritaire de la population mesurée. Les nouveaux PC l’intègrent depuis plusieurs années, de nombreux appareils compatibles ont été mis à niveau et la fin du support standard de Windows 10 a rendu l’échéance plus concrète. Les éditeurs et les services informatiques devraient maintenant considérer les tests sous Windows 11 comme la base normale de production.

La part de Windows 10 reste néanmoins substantielle. À 28,10 %, elle représente plus d’un quart de l’activité Windows observée dans le monde. Un site, un logiciel ou un service destiné à un large public ne peut pas supposer que cette version a disparu. Dans une entreprise, ce chiffre doit surtout déclencher une question : pourquoi les postes concernés n’ont-ils pas migré ? Les réponses possibles vont d’un processeur incompatible à un périphérique sans pilote, en passant par un logiciel métier validé sur une ancienne configuration, un budget retardé ou un simple manque de pilotage.

La statistique publique ne permet pas de départager ces causes. Elle ne dit pas non plus si les machines Windows 10 sont gérées, couvertes par ESU, déconnectées, exposées ou déjà planifiées pour remplacement. C’est précisément pourquoi un inventaire interne doit compléter la tendance mondiale. Deux entreprises ayant chacune 28 % de Windows 10 peuvent présenter des niveaux de risque radicalement différents.

Windows 7, avec 1,67 %, est devenu marginal en proportion mais pas nécessairement en impact. Les anciennes versions peuvent se concentrer dans des usages spécialisés : instruments de mesure, chaînes industrielles, terminaux rarement connectés ou applications historiques. Le trafic Statcounter ne prouve pas que les appareils observés remplissent ces rôles ; il montre seulement qu’une activité web résiduelle existe encore. Un petit groupe de postes critiques peut imposer beaucoup de travail, même s’il disparaît presque dans une moyenne mondiale.

XP, Windows 8.1 et Windows 8 sont encore plus faibles, mais la sécurité ne se décide pas uniquement au poids statistique. Un seul système non supporté, connecté à un réseau sensible et dépourvu de contrôle compensatoire, peut représenter un risque disproportionné. La bonne réponse n’est ni la panique ni l’achat impulsif : c’est l’identification, l’attribution d’un responsable, l’isolement si nécessaire et une date de sortie défendable.

Comparaison régionale : l’Europe et cinq marchés Licendi

Une moyenne mondiale masque toujours des écarts. Les pages Statcounter de juin 2026 pour l’Europe, l’Espagne, l’Allemagne, la France, l’Italie et le Portugal placent toutes Windows 11 devant Windows 10. Ces valeurs décrivent le trafic de navigation du réseau Statcounter, et non un registre national des appareils.

Part de Windows 11 et Windows 10 par marché européen en juin 2026
MarchéWindows 11Windows 10Écart
Monde69,92 %28,10 %41,82 points
Europe70,86 %26,35 %44,51 points
Espagne66,25 %31,37 %34,88 points
Allemagne74,61 %21,70 %52,91 points
France72,34 %24,69 %47,65 points
Italie65,29 %31,09 %34,20 points
Portugal65,13 %33,62 %31,51 points

L’Europe dans son ensemble se situe légèrement au-dessus de la moyenne mondiale pour Windows 11 : 70,86 % contre 69,92 %. Sa part Windows 10, 26,35 %, est en parallèle inférieure au niveau mondial de 28,10 %. Cette avance européenne reste modeste ; elle ne suffit pas à décrire les situations nationales ni, à plus forte raison, chaque organisation.

L’Allemagne affiche la part Windows 11 la plus élevée du groupe régional sélectionné, 74,61 %, et la part Windows 10 la plus basse, 21,70 %. La France arrive ensuite pour Windows 11 avec 72,34 %, face à 24,69 % pour Windows 10. Dans ces deux marchés, l’écart entre les versions dépasse nettement celui observé dans le monde.

L’Espagne se situe à 66,25 % pour Windows 11 et 31,37 % pour Windows 10. L’Italie présente 65,29 % et 31,09 %. Le Portugal ferme le groupe Windows 11 à 65,13 %, tout en enregistrant la plus forte part Windows 10 parmi les cinq pays : 33,62 %. L’Allemagne mène donc clairement ce groupe pour Windows 11, tandis que le Portugal conserve la proportion la plus élevée de Windows 10. Ces écarts montrent surtout que la transition avance à des rythmes différents selon les marchés observés.

Ces différences sont descriptives, pas causales. La courbe ne permet pas de conclure que le renouvellement matériel, le revenu, la politique publique ou les usages professionnels expliquent tel résultat. Elle ne prouve pas non plus qu’une entreprise allemande est forcément plus avancée qu’une entreprise portugaise. La composition du trafic, les cycles d’achat, la proportion de particuliers et de professionnels et de nombreux autres facteurs peuvent intervenir sans être isolés par le graphique.

Pour un éditeur, ces données aident à calibrer les tests : Windows 11 doit être prioritaire, mais Windows 10 reste assez visible dans les cinq pays pour nécessiter une décision explicite de compatibilité. Pour une organisation multinationale, elles fournissent surtout de bonnes questions. Les filiales appliquent-elles le même calendrier ? Des applications locales bloquent-elles la migration ? Les postes anciens sont-ils regroupés dans un métier ou un pays ? Seul l’inventaire du parc peut répondre.

Steam : pourquoi une population de joueurs évolue différemment

L’enquête Steam sur le matériel et les logiciels de mai 2026 offre un excellent contrepoint. Parmi les systèmes participants, Windows représente 93,85 %, Linux 3,99 % et macOS/OSX 2,16 %. Dans l’ensemble des systèmes présentés par Steam, Windows 11 64 bits atteint 69,76 %, Windows 10 64 bits 23,99 % et Windows 7 64 bits 0,07 %.

Les résultats semblent confirmer une adoption plus rapide de Windows 11 chez les joueurs, mais il faut comparer proprement les populations. Steam repose sur une enquête volontaire associée à une plateforme de jeu. Ses utilisateurs sont plus susceptibles de disposer d’un matériel récent, de surveiller les pilotes graphiques et de rechercher la compatibilité avec de nouveaux titres. Statcounter, lui, agrège la navigation d’un ensemble beaucoup plus large de sites, comprenant des usages personnels, scolaires, administratifs et professionnels.

Il ne faut donc ni additionner ni moyenner les deux sources. Le 93,85 % de Windows chez Steam décrit le mix des systèmes participants à l’enquête ; le 56,61 % de Statcounter décrit la part de Windows dans le trafic web mondial de bureau mesuré. De même, le 69,76 % de Windows 11 64 bits chez Steam et le 69,92 % de Windows 11 chez Statcounter ont des intitulés, des dates, des méthodes et des dénominateurs différents, même si leurs valeurs sont proches.

Cette proximité numérique est d’ailleurs un bon piège pédagogique. Deux pourcentages presque identiques ne deviennent pas interchangeables. L’un porte sur tous les systèmes de l’enquête Steam et désigne une architecture précise ; l’autre répartit le trafic Windows dans le réseau Statcounter. Ils racontent tous deux une transition avancée, mais sous deux angles distincts.

La leçon pratique est de segmenter l’audience. Si vous développez un jeu, vendez du matériel graphique ou accompagnez des passionnés, Steam peut ressembler davantage à votre marché. Si vous administrez les postes d’un cabinet comptable ou d’un hôpital, son profil sera beaucoup moins représentatif. Une statistique peut être exacte et malgré tout inadaptée à la décision posée.

Windows 10 après la fin du support : fonctionner ne signifie pas être supporté

Le support standard de Windows 10 s’est terminé le 14 octobre 2025. Dans son avis officiel sur la fin du support, Microsoft précise que les PC continuent de fonctionner, mais ne reçoivent plus les mises à jour de sécurité normales, les mises à jour fonctionnelles ni l’assistance technique habituelle. Un ordinateur qui démarre correctement en août 2026 n’est donc pas nécessairement dans un état de support acceptable.

Pour les particuliers éligibles, le programme ESU grand public de Windows 10 peut fournir les mises à jour de sécurité critiques et importantes jusqu’au 13 octobre 2026. Il n’ajoute ni nouvelles fonctionnalités ni support technique général. À la date de clôture de cet article, cette échéance est proche : l’ESU grand public doit servir de pont de migration, pas de nouveau cycle de vie pluriannuel.

Pour les organisations, la documentation Microsoft sur les Extended Security Updates prévoit jusqu’à trois années après la fin du support, sous forme de licences annuelles dont le coût augmente chaque année. Les conditions, le périmètre et le déploiement doivent être vérifiés pour l’environnement concerné. ESU réduit une partie du risque pendant une transition maîtrisée ; il ne modernise ni le matériel, ni les pilotes, ni les applications et ne remplace pas le support de leurs éditeurs.

Chaque exception Windows 10 devrait avoir un propriétaire, une justification métier, une analyse des données manipulées, un niveau d’exposition réseau, un statut ESU, des contrôles compensatoires et une date de retrait. Selon le cas, ces contrôles peuvent inclure segmentation, accès Internet limité, liste d’applications autorisées, surveillance renforcée ou transfert du service vers une machine supportée.

Conserver temporairement un système historique peut être rationnel lorsqu’une dépendance documentée l’impose. Le laisser perdurer par habitude ne l’est pas. Le coût d’ESU, du support spécialisé et des contrôles supplémentaires doit être comparé au coût de la mise à niveau, du remplacement ou de la refonte du processus métier.

Audit et migration : un plan concret en huit étapes

1. Construire un inventaire qui inclut les postes oubliés

Recensez les PC physiques, bureaux virtuels, appareils partagés, kiosques et machines spécialisées. Pour chacun, notez l’édition et la version de Windows, le numéro de build, l’état d’activation, le modèle, le processeur, la mémoire, le stockage, le firmware, le TPM, l’utilisateur, le site et la dernière activité. Recherchez aussi les appareils absents des outils de gestion : ils sont souvent à l’origine des mauvaises surprises.

2. Vérifier l’éligibilité réelle à Windows 11

Comparez le parc aux exigences officielles de Windows 11 : processeur 64 bits compatible, 4 Go de RAM, 64 Go de stockage, firmware UEFI avec capacité Secure Boot et TPM 2.0, entre autres conditions. Atteindre le minimum ne garantit pas une bonne expérience. Évaluez aussi l’usure, la batterie, l’espace libre, la mémoire nécessaire au métier, la garantie et la durée de vie attendue.

3. Cartographier les applications et les dépendances

Identifiez les logiciels critiques, leurs utilisateurs, propriétaires, versions, licences et niveaux de support. Documentez les pilotes, imprimantes, scanners, dongles, macros, bases de données, composants navigateur, outils de sécurité et intégrations. Un programme qui s’ouvre n’est pas forcément compatible : testez l’authentification, l’impression, l’export, les performances, les mises à jour et les scénarios de reprise.

4. Choisir une trajectoire pour chaque appareil

  • Mettre à niveau lorsque le matériel est compatible, les logiciels validés et l’expérience satisfaisante.
  • Remplacer lorsqu’un appareil échoue aux exigences, devient peu fiable ou coûte trop cher à maintenir.
  • Maintenir temporairement lorsqu’une dépendance documentée bloque la migration et qu’ESU ou des protections solides rendent ce délai acceptable.
  • Isoler ou retirer lorsque le risque est excessif, le besoin a disparu ou aucune voie de support responsable n’existe.

5. Piloter avec des cas ordinaires et difficiles

Un pilote composé uniquement d’utilisateurs experts donne une image trompeuse. Incluez des postes standards, des profils nomades, des applications lourdes et des périphériques atypiques. Définissez les critères de réussite, la sauvegarde, le retour arrière et le canal d’assistance. Mesurez les incidents plutôt que de vous fier à une impression générale.

6. Déployer par vagues maîtrisables

Commencez par les groupes les plus simples, puis élargissez progressivement. Prévenez les utilisateurs, protégez les données, vérifiez l’espace disque et planifiez les interruptions. Gardez un registre vivant des exceptions, avec un responsable et une échéance. Un déploiement progressif permet de corriger un défaut avant qu’il ne touche tout le parc.

7. Contrôler le résultat technique et les droits

Après migration, vérifiez le chiffrement, l’état des outils de sécurité, les mises à jour, les sauvegardes, les applications, les politiques et l’activation. Rapprochez les appareils des licences et conservez les justificatifs. Une activation réussie ne remplace pas le contrôle des droits d’utilisation.

8. Fermer réellement l’ancien environnement

Retirez les anciens appareils des annuaires, accès, consoles et stocks. Effacez ou détruisez les supports selon la politique applicable, documentez la cession ou le recyclage et révoquez les secrets locaux. La migration n’est terminée que lorsque le risque hérité a disparu, pas lorsque le nouvel ordinateur a été livré.

Achat et licences : rechercher un droit documenté, pas seulement une clé

Un bon achat Windows relie le besoin métier, l’édition, le matériel, le mode de déploiement et les droits fournis. Une clé produit est un mécanisme technique d’activation ; seule, elle ne prouve ni l’origine du droit, ni son historique, ni sa transférabilité. La facture, la description précise du produit et les documents de transfert applicables sont essentiels à une gestion auditable.

Commencez par distinguer les fonctions nécessaires. Un particulier et une entreprise administrée n’ont pas les mêmes besoins en matière de chiffrement, de gestion, d’accès distant, de domaine ou de politiques. Vérifiez l’édition de base présente sur le matériel, le chemin de mise à niveau autorisé, les conditions d’affectation et, le cas échéant, les règles de licence en volume. Une édition moins chère mais inadaptée coûte du temps et crée des écarts de conformité.

Les licences d’occasion ou perpétuelles peuvent constituer une solution économique lorsqu’elles sont correctement documentées, adaptées au territoire et à l’usage, transférables selon les droits concernés et fournies par un vendeur transparent. Elles ne contournent ni les exigences matérielles ni le cycle de support. Une licence Windows 11 ne rend pas compatible un processeur exclu ; un droit Windows 10 ne rend pas souhaitable un poste ancien exposé sur Internet.

Après ces vérifications, Licendi propose des options d’occasion et perpétuelles documentées. Vous pouvez consulter les licences Windows disponibles, comparer les options de licence Windows 11 ou examiner les options de licence Windows 10 lorsqu’un besoin historique justifié subsiste. L’adéquation, la disponibilité et les droits précis doivent toujours être confirmés au moment de l’achat.

Demandez au fournisseur l’édition, le type de licence, les conditions d’utilisation, les preuves de transfert pertinentes, la facture et le processus d’assistance ou d’activation. Dans un parc important, rattachez chaque acquisition à une affectation et enregistrez les réaffectations comme les retraits. L’objectif n’est pas de collectionner des clés, mais de pouvoir expliquer quels droits couvrent quels appareils.

Un cahier des charges utile mentionne donc le nombre de postes ou d’utilisateurs, le scénario métier, l’édition requise, le matériel existant, la méthode de déploiement, l’horizon de support, les preuves attendues et le budget. Cette formulation transforme une demande vague — « acheter Windows » — en résultat exploitable, supportable et documenté.

Ce que ces statistiques doivent changer dans vos décisions

Les données de juin 2026 racontent une histoire cohérente : Windows conserve la première place dans le trafic web de bureau, et Windows 11 est désormais la version Windows majoritaire partout dans le périmètre étudié. Mais le reste de Windows 10 n’est pas un détail. Sa part mondiale de 28,10 %, et ses niveaux compris entre 21,70 % et 33,62 % dans les cinq pays, imposent encore des choix explicites de migration, de compatibilité et de sécurité.

Utilisez Statcounter pour suivre le paysage web, Steam pour observer une population de joueurs et Microsoft pour connaître le cycle de vie et les exigences. Ne mélangez pas ces résultats en un faux total du parc installé. Revenez ensuite à votre réalité : inventaire, tests applicatifs, compatibilité matérielle, risques, calendrier, budget et preuves de licence.

Le plan le plus solide n’est ni « tout remplacer immédiatement » ni « garder tout ce qui démarre ». C’est un portefeuille gouverné de mises à niveau, de remplacements et d’exceptions temporaires étroitement contrôlées. En liant les données publiques à un audit local, vous pouvez moderniser sans gaspiller et économiser sans déplacer le risque vers demain.

Questions fréquentes

1. Quelle est la part de Windows sur ordinateur en 2026 ?

Statcounter attribue à Windows 56,61 % du trafic web mondial de bureau mesuré en juin 2026. Ce pourcentage repose sur des pages vues dans son réseau et ne signifie pas que 56,61 % de tous les ordinateurs physiques ou de toutes les licences du monde utilisent Windows.

2. Windows 11 est-il désormais plus utilisé que Windows 10 ?

Oui, dans les données Statcounter citées. En juin 2026, Windows 11 représente 69,92 % du trafic Windows de bureau mondial, contre 28,10 % pour Windows 10. Windows 11 est aussi majoritaire en Europe, en Espagne, en Allemagne, en France, en Italie et au Portugal.

3. Pourquoi les chiffres de Steam diffèrent-ils de ceux du web général ?

Steam interroge volontairement une population liée au jeu, souvent équipée de matériel et de pilotes plus récents. Statcounter mesure des pages vues sur un vaste réseau de sites. Les audiences, méthodes et dénominateurs diffèrent ; les résultats ne doivent être ni additionnés ni moyennés.

4. Peut-on encore utiliser Windows 10 après le 14 octobre 2025 ?

Le système peut continuer à fonctionner, mais il ne reçoit plus le support standard, les mises à jour de sécurité normales ni les évolutions fonctionnelles. Toute poursuite d’usage doit être justifiée, évaluée en risque et intégrée à une transition datée, avec ESU si le système est éligible.

5. Jusqu’à quand Windows 10 ESU protège-t-il les appareils ?

Pour les particuliers éligibles, les mises à jour de sécurité critiques et importantes sont prévues jusqu’au 13 octobre 2026. Les organisations peuvent obtenir jusqu’à trois années après la fin du support, avec une licence annuelle et un coût croissant, selon les conditions Microsoft.

6. Une clé produit suffit-elle à prouver une licence Windows ?

Non. Une clé peut servir à l’activation, mais ne démontre pas à elle seule l’origine, les droits d’utilisation ou l’historique de transfert. Il faut conserver la facture, la description de la licence et les documents d’entitlement ou de transfert pertinents.

7. Que faut-il vérifier avant une migration vers Windows 11 ?

Contrôlez le processeur compatible, le TPM 2.0, UEFI et Secure Boot, la mémoire, le stockage et l’état du matériel. Testez aussi les applications, pilotes, périphériques, outils de sécurité, sauvegardes, processus utilisateurs et l’édition Windows nécessaire.

8. Les licences Windows d’occasion sont-elles une option raisonnable ?

Elles peuvent l’être si elles conviennent à l’usage, sont transférables dans le contexte concerné, correctement documentées et fournies par un vendeur transparent. Elles doivent être évaluées avec la compatibilité matérielle, la sécurité et le cycle de vie, jamais comme une simple clé isolée.